Un projet de navigations éducatives, en équipage, à bord de grands voiliers-écoles, pour les jeunes Français et les jeunes Européens, dans le but de leur faire découvrir la mer et l’Europe dans le cadre d’un « Erasmus maritime ».
Le projet Euroclippers a été retenu par François Fillon, Premier ministre, qui a saisi plusieurs ministres afin d’en évaluer les possibilités éducatives, sociales et économiques.
Les caractéristiques de ce projet de grands voiliers, par ses dimensions humaines, économiques et européennes, sont en phase avec la politique de la France et vous trouverez ci-dessous le discours tenu par le Premier ministre, le 7 mai 2009, qui développe les grands axes de la politique du Gouvernement.
Une vidéo qui rappelle que l’idéal européen est, pour l’avenir de la France et de la planète, une priorité, et que le projet Euroclippers possède une dimension européenne extrêmement forte qui le rend, ainsi, tout à fait réaliste.
Madame Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, m’a fait part de son intérêt pour l’idée d’un « Erasmus maritime » destiné aux étudiants de l’Union européenne.
C’est une très bonne nouvelle qui valide un peu plus ce concept.
Je rappelle que j’ai proposé à François Fillon, Premier ministre, d’étudier la possibilité de construire une série de dix voiliers-écoles du type Statsraad Lehmkuhl sur les chantiers STX de Saint-Nazaire, pour un budget global de 400 millions d’euros, afin de soutenir la construction navale.
Sur demande du Premier ministre cette proposition est étudiée par Hervé Morin, ministre de la défense, et Luc Chatel, Secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et de la consommation, porte-parole du Gouvernement.
Statsraad Lehmkuhl / longueur 98 mètres / nombre de cadets à bord : 150
La proposition de créer un « Erasmus maritime », pour les étudiants européens, n’a rien d’original, ou d’exceptionnel, car elle est déjà réalisée par la Marine Nationale qui développe un « Erasmus naval » depuis plusieurs années.
Afin de présenter cet « Erasmus naval », je reprends l’article paru le 11 avril 2008 dans Ouest France :
17 commandants étrangers à l'École navale
Pour cet événement inédit, qui rassemble à Lanvéoc 17 commandants des plus grandes écoles navales européennes et américaines, tous les pavillons des nationalités présentes ont été hissés sur le mât.
A Lanvéoc, ils débattent de l'avenir des élèves officiers des différentes marines européennes et de l'Otan.
À l'Ecole navale de Lanvéoc, 17 commandants des plus grandes écoles navales européennes et américaines sont réunis, cette semaine, pour débattre de l'avenir de la formation des élèves officiers des différentes marines européennes et de l'Otan (organisation du traité de l'Atlantique Nord).
Américains, Allemands, Anglais, Espagnols, Italiens, Polonais, Roumains et Finlandais, chaque commandant a présenté son école et ses formations. Et, surtout, amené de nouvelles propositions permettant l'échange d'élèves entre grandes écoles.
« Il faut s'ouvrir à l'international, voir des étrangers parmi les cadres, favoriser les liens forts tissés entre toutes ces nations , a lancé, enthousiaste, le contre-amiral Pierre Soudan, commandant de l'école navale de Lanvéoc. Ces échanges peuvent se caractérisent aussi bien par l'organisation pratique d'embarquements à bord de navires d'instruction que d'échanges complets de formation entre élèves. »
Regard neuf sur la Marine
Pour la première fois, la Roumanie participe à ces échanges, qui ont lieu tous les deux ans dans un pays différent. Depuis 15 ans, l'Allemagne envoie régulièrement ses élèves en formation à l'École Navale.
Le lieutenant de vaisseau allemand Jan Feuerbach, y encadre les élèves de son pays : « En plus d'une formation complète, ils s'imprègnent culturellement. On sent que les jeunes sont volontaires, ont envie de voyager, de découvrir d'autres mentalités. »
En témoigne le jeune Allemand Mickaël Adam, en première année à Lanvéoc : « C'est très enrichissant sur le plan personnel, on élargit notre propre horizon ».
L'élève-officier Guenoisrenchérit : « Humainement et techniquement, le fait de partager tous les aspects de la vie d'une promotion étrangère dans une autre marine et académie est sans aucun doute un moyen de prendre du recul. La logique de formation que l'on découvre permet de mieux appréhender une autre culture maritime. On porte également un regard neuf sur son pays, sa marine et son école. C'est une prise de conscience des qualités et défauts de chaque formation, des richesses qui leur sont propres. »
Sur fond de réforme de l'enseignement supérieur européen, cette conférence est aussi l'occasion de développer des synergies importantes, synonymes d'économies significatives pour les différentes écoles navales.
Cette conférence se conclura par la signature d'un protocole d'échange entre la France et l'Italie, dans le cadre du programme « Erasmus naval », initié par la Marine nationale, prolongeant ceux déjà signés, en particulier avec l'Espagne et les États-Unis.
Ouest-France
La crise financière, économique, sociale et politique, qui se développe depuis 2008 sur l’ensemble de la planète va créer des tensions entre les pays européens mais aussi entre les grands blocs constitués des pays asiatiques, des pays de l’Union européenne, ceux d’Afrique et du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient, ainsi que ceux d’Amérique du Nord et du Sud.
Ce type d’effondrement s’est toujours conclu dans l’histoire par des replis nationalistes mais aussi, très souvent, par des émeutes, des révoltes, des guerres.
Nous devons être conscients que notre avenir, et celui de la planète, ne sera garanti que si nous réussissons à effectuer, d’une façon pacifique, une transition vers un autre stade d’évolution planétaire et que, pour cela, nous devrons développer de nouvelles relations, de nouveaux équilibres entre les Etats, les régions et les individus.
A bord du Statsraad Lehmkuhl
Et l’un des aspects positifs d’un « Erasmus maritime » est de « rapprocher les jeunes Européens, mais aussi les jeunes Américains, Asiatiques, Africains, Maghrébins, etc.., par la navigation, en équipage, à bord de grands voiliers ». Car c’est d’abord les jeunes qu’il faut former afin que ceux, et celles, qui seront les élites planétaires de demain soient pleinement conscients de la dimension globale de chacun de leurs choix.
Et ce qui est vrai pour les étudiants des universités de l’Union européenne, et des autres universités de la planète, l’est encore plus pour les élèves-officiers des Marines ; et la volonté de l’amiral Pierre Soudan, commandant de l'école navale de Lanvéoc, de développer un « Erasmus naval » se révèle plus que jamais d’actualité.
Un « Erasmus naval », c'est-à-dire un « Erasmus des Écoles Navales européennes » doit être développé rapidement, et avec des moyens puissants, si nous désirons être capables de faire face aux défis cruciaux qui vont se révéler, les uns après les autres, dans les mois et les années qui viennent.
Aussi, ma proposition est de lancer le plus tôt possible la construction de grands voiliers-écoles du type Statsraad Lehmkuhl (ou autre / ex : Gorch Fock, Mir, Juan Sebastian de Elcano, etc…) pour les Écoles navales des Marines de l’Union européenne. Et, pour la France, je propose la construction de deux voiliers-écoles compte tenu de l’importance des promotions de l’Ecole Navale (120 élèves-officiers) et des échanges nécessaires avec les autres Ecoles européennes.
Dans la mâture 46 m au-dessus du pont (vidéo)
D’autre part, il faut souligner que cet « Erasmus naval » peut aussi être développé avec les Marines des pays asiatiques, du Proche-Orient et du Moyen-Orient, d’Afrique, d’Amérique du Nord et du Sud, et bien sûr de Russie. Ce serait une nouvelle activité maritime globale qui permettrait de faire baisser les tensions entre tous les pays de la planète.
Et compte tenu de la vitesse de la dégradation de la situation internationale ce projet me semble urgent.
Aussi urgent que d’avoir des moyens d’intervention conséquents pour neutraliser ou contrôler des pays qui sombreraient dans le chaos de guerres civiles ou céderaient, une fois de plus, aux régressions nationalistes ou communistes avec la création de camps d’extermination, ou de concentration, comme nous avons pu le voir lors de la dislocation de l’ex-Yougoslavie.
Notre Marine doit être puissante, mais aussi humaine, et ce sera le rôle d’un « Erasmus naval », réalisé avec les Marines de la planète, avec des grands voiliers-écoles, que de montrer que le développement des relations internationales militaires est un facteur de compréhension mutuelle, et donc de paix.
Le « Statsraad Lehmkuhl », voilier-école norvégien, d’une longueur de 98 mètres, et construit en 1914, a reçu le « Boston Teapot Trophy » lors de la conférence annuelle de ‘Sail Training International’ qui s’est tenue à Halifax en novembre 2008.
Le « Boston Teapot Trophy »est une récompense accordée chaque année, depuis 1964, au voilier-école qui a établi la meilleure performance en navigation avec des cadets.
Les conditions pour obtenir le ‘Boston Teapot Trophy’ sont exigeantes car il est attribué au voilier-école, de n’importe quelle nationalité, qui couvre la plus grande distance sous voiles pendant une période de 124 heures (5 jours et 4 heures).
Bien que le « Statsraad Lehmkuhl » n'ait gagné aucune des étapes de la course des grands voiliers 2008, il a reçu le ‘Boston Teapot Trophy’ en tant que voilier-école le plus rapide du monde pour la période qui va du 1er octobre 2007 au 30 septembre 2008.
Le ‘Boston Teapot Trophy’
En novembre 2007, lors d’une navigation de Baltimore à Belfast, avec des cadets de l'Académie Navale norvégienne, le « Statsraad Lehmkuhl » a parcouru une distance de 1 118 miles nautiques ( 2 070 km) en 124 heures, c'est-à-dire plus que tout autre voilier pendant cette saison de navigation. Cela donne une vitesse moyenne de 9.02 nœuds pendant plus de cinq jours. La plus longue distance parcourue en quatre heures a été de 60 miles nautiques et la vitesse enregistrée la plus élevée a été de 18 noeuds sur une courte durée.
Présentation du « Statsraad Lehmkuhl » (vidéo 5 mn)
Le ‘Boston Teapot Trophy’ est une remarquable distinction pour ce navire, qui, malgré ses 95 ans, navigue plus vite que des navires plus récents !...
C’est un véritable exploit qui démontre que ce voilier-école a été remarquable conçu et que les choix techniques, tant du modèle de coque que du gréement, constituent une référence. Les plans ont été réalisés par les architectes navals allemands des années en 1905/1913 qui ont bénéficié de l’expérience irremplaçable des officiers de la Marine marchande allemande de la grande époque de la Marine à voile.
Le « Statsraad Lehmkuhl » a été construit sur le chantier Johann C. Tecklenborgde Bremerhaven-Geestemünde (Brême). Il fut lancé le 14 janvier 1914 pour l'association des voiliers-écoles allemands (Deutscher Schulschiff Verein), présidée par le Grand Duc d'Oldenbourg, qui l'utilisa comme navire-école sous le nom de Grossherzog Friedrich August(Grand Duc Frédéric Auguste) pour former les futurs marins et officiers de la Marine marchande allemande.
Le ‘Boston Teapot’ est la plus haute distinction qui peut être accordée à un grand voilier-école. La remise de ce prix offre un argument supplémentaire pour construire en série des voiliers-écoles du type « Statsraad Lehmkuhl » afin de développer un Erasmus maritimecomme je l’ai proposé à François Fillon, Premier ministre.
Le « Statsraad Lehmkuhl » serait aussi parfaitement adapté aux tours du monde effectués chaque année par les Bordaches, les élèves de l’École Navale, puisque la « Jeanne d’Arc » a fait son temps et qu’il est temps de la remplacer par un navire prestigieux et économique.
Cette possibilité sera-t-elle étudiée par la Royale ?...
J’ai reçu un courrier, en date du 19 février 2009, qui me confirme que la Commission européenne étudie le projet, tel qu’il est décrit sur ce site, d’un « Erasmus maritime » pour les étudiants européens.
C’est une très bonne nouvelle au moment où des tensions considérables peuvent se développer entre les vingt-sept pays de l’Union européenne en raison de l’aggravation de la crise financière, économique, sociale et politique.
Le lancement d’un « Erasmus maritime » permettrait de ressouder les Européens autour d’un projet commun tout en développant les relations de l’Europe avec l’ensemble de la planète.
La proposition de construire des voiliers-écoles du type «Statsraad Lehmkuhl » sur les chantiers navals STX de Saint-Nazaire a été retenue par le Gouvernement et cette information commence à être reprise sur le web ainsi que dans la presse.
Afin de lever toute ambiguïté sur le parcours qui m’a amené à faire cette proposition je me dois de décrire mon action dès son début, c'est-à-dire en novembre 1993 - date à laquelle j’ai créé l’association « Les Clippers de Normandie ».
J’étais à l’époque commandant de bord A 320 à la compagnie Air France.
Issu d’une famille de marins pêcheurs du pays de Caux (Fécamp) mes convictions humaines et politiques m’ont incité, après deux années de recherche de personnalités du monde maritime et d’élus, à fonder, le 23 octobre 1993, l’association « Les Clippers de Normandie » qui avait pour objet :
1/ De participer, à partir de stages embarqués sur des grands voiliers assurant une pratique de la voile et la découverte de la mer, à l’éducation, la formation et la réinsertion d’adolescents et d’adultes.
2/ De rechercher au préalable des partenaires publics ou privés pour le financement et l’exploitation de ses bateaux à voile.
Extrait du ‘Courrier Cauchois’ du 3 novembre 1993
Les membres fondateurs de cette association étaient composés de diverses personnalités dont :
- Le Vice Amiral d’Escadre Charles-Henri Méchet, préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord, qui a été nommé par la suite président de la Mission interministérielle à la Mer
- Charles Revet, député, devenu par la suite président du Conseil Général de la Seine-Maritime, et qui est maintenant sénateur.
- Jean Randier, capitaine au long cours, écrivain et historien de la Marine à voile.
- Jean Recher, capitaine de pêche à Terre-Neuve, auteur du ‘Grand métier’.
- André Trocheris, capitaine au long cours, président de l’Association française des Capitaines de navires (AFCAN)
- Yvon Menguy, magistrat à la Chambre régionale des comptes de Haute-Normandie.
- Jean-Paul Godon, directeur du marketing de la Société européenne de propulsion.
Par la suite, de nombreuses autres personnalités se sont inscrites dans l’association et je me dois de nommer le Dr Pierre Pennec, psychiatre, fondateur du Centre de soins en Milieu maritime des Sables d’Olonne (CSMM), ainsi que le médecin-général Robert Auffret, président de l’Académie internationale de Médecine aéronautique et spatiale.
Cette association a pris pour nouveau nom « Les Clippers de France » le 28 janvier 1995.
J’ai assuré la présidence de cette association pendant trois ans et nous avons travaillé en « laboratoire d’idées » conformément à la présentation qui avait été faite à la Presse.
L’Amiral Charles-Henri Méchet a été élu à la présidence de l’association en avril 1996 et une nouvelle stratégie a été définie ; L’association « Clippers de France » existe toujours et organise chaque été des navigations pour les jeunes avec des « seniors », des anciens de la Marine Nationale.
Lorsque j’ai pris ma retraite de pilote d’Air France je me suis consacré de nouveau à ce projet mais en lui apportant une dimension politique et européenne ; c’est le projet Euroclippers disponible sur ce blog.
Aussi il est important de souligner que le projet Euroclippers tient son origine dans les travaux de l’association « Les Clippers de Normandie », devenue « Les Clippers de France », qui a su rassembler l’élite du monde maritime, civil et militaire.
Une précision importante au moment où le Gouvernement étudie la possibilité de lancer un programme majeur de formation humaine des jeunes par la navigation, en équipage, à bord de grands voiliers.
En réponse au courrier envoyé, le 23 janvier 2009, à Monsieur François Fillon, Premier ministre, et dont j’ai adressé une copie à plusieurs ministres, je viens de recevoir un courrier m’informant que le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, vient de lancer une étude afin d’envisager la possibilité de construire en série des voiliers-écoles du type « Statsraad Lehmkuhl » sur les chantiers navals STX de Saint-Nazaire.
Ce projet est loin d’être lancé car il demande aussi l’engagement du ministère de la Défense et celui du ministère de l’Education Nationale.
De plus, il nécessite aussi une coordination et une volonté politique au niveau européen afin d’organiser des navigations pour les étudiants de différents pays de l‘Union européenne dans la cadre d’un « Erasmus maritime ».
Néanmoins, c’est un premier pas qui permet d’assurer que la dimension européenne du projet Euroclippers, et son implication dans le soutien à la construction navale, ont bien retenu l’attention du Gouvernement.
Vous trouverez ci-dessous la proposition d’étude que je viens de faire au Premier Ministre et qui consiste à construire des grands voiliers-écoles sur les chantiers navals STX de Saint-Nazaire
Monsieur Jean-Charles Duboc
Membre de l’UMP
à
Monsieur François Fillon
Premier Ministre
Objet : Construction de grands voiliers-écoles sur les chantiers navals STX de Saint-Nazaire
Monsieur le Premier Ministre,
Vous m’avez fait part, par courrier du 8 septembre 2008, et du 19 janvier 2009, de votre intérêt pour le projet Euroclippers, et je vous en remercie.
L’effondrement des Bourses, en septembre 2008, et l’aggravation actuelle de la crise économique sont, d’après le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), les symptômes du développement d’une Dépression qui serait bien plus grave que celle des années 1930.
Des pans entiers de notre économie sont menacés et il faudra compter sur toute notre ingéniosité pour créer de nouvelles régulations économiques et financières capables d’assurer l’avenir de la planète dans l’intérêt des individus et des collectivités. Pouvons-nous continuer à laisser l’économie mondiale entre les mains de banquiers dont la principale motivation a été, cette dernière décennie, la cupidité ?...
Je tiens, à travers cette lettre, et en tant que membre de l’Union pour un Mouvement Populaire, à vous faire part de quelques propositions destinées à soutenir la construction navale, développer un « Erasmus maritime », renforcer le lien Armée-Nation, et ceci à travers les approches et suggestions du projet Euroclippers.
SOUTENIR LA CONSTRUCTION NAVALE
La crise économique a commencé à frapper nos chantiers navals et le chantier STX de Saint-Nazaire doit faire face à une baisse de charge en raison de l’annulation d’un paquebot de croisière et de l’absence de confirmation pour deux autres navires ; 750 salariés seront contraints au chômage partiel dès le mois de mars.
Les compagnies maritimes qui arment les paquebots commencent à être en difficulté et il n’est pas possible de compter sur de nouveaux contrats avant la fin 2010.
Pour ma part, afin d’apporter une solution à cette crise, je propose de développer une nouvelle activité sur les chantiers de Saint-Nazaire qui serait la construction de grands voiliers-écoles. Ces navires seraient destinés à nos étudiants dans le cadre d’un « Erasmus maritime » qui leur permettrait de naviguer le long des côtes européennes tout en poursuivant leurs études à bord.
Le voilier-école norvégien « Statsraad Lehmkuhl », de 98 mètres hors tout, construit en 1914 pour les cadets de la Marine marchande allemande, capable d’embarquer 150 stagiaires, coûterait environ 40 millions d’euros pour une construction neuve, à l’identique, au « rivet près ». Ce navire est vaste, rapide, et une description est disponible dans la note le « Statsraad Lehmkuhl », voilier-école norvégien sur le site Euroclippers France. Il a été totalement rénové et les plans devraient être disponibles.
La proposition que je formule est de construire une série de dix voiliers-écoles du type « Statsraad Lehmkuhl » ; c'est-à-dire d’investir près de 400 millions d’euros sur les chantiers navals STX. Il est d’ailleurs possible que l’effet de série permette de construire 12 à 15 voiliers pour cette somme.
Une telle décision permettrait d’apporter une charge immédiate de travail pour les bureaux d’étude et de lancer rapidement une construction en série qui ne devrait pas présenter de difficulté particulière pour ces chantiers.
La construction de grands voiliers-écoles présenterait les avantages suivants pour les chantiers STX :
- Elle serait très bien accueillie par le public car elle représenterait un investissement éducatif visible, au même titre que les écoles, les lycées et les universités.
- Des séries supplémentaires pourraient être réalisées en fonction des besoins en charge de travail du chantier ; ce type d’approche permet une très grande souplesse tout en garantissant une activité continue quelle que soit la durée de la crise.
- Ce chantier naval pourrait se spécialiser dans la construction de grands voiliers et acquérir un savoir-faire supplémentaire en étude et fabrication.
- Des possibilités à l’exportation se développeraient vraisemblablement et améliorerait notre commerce extérieur.
- Cette initiative de construction de grands voiliers-écoles pourrait être reprise par les autres pays européens et c’est alors toute la construction navale européenne qui aurait un moyen de faire face à la récession. Le bénéfice politique serait extrêmement important pour la France.
DÉVELOPPER UN « ERASMUS MARITIME »
Le but d’Euroclippers est de développer la « formation humaine des jeunes Européens par la navigation en équipage, à bord de grands voiliers, le long des côtes européennes, en transatlantique, et en tour du Monde ».
Si ce projet présente d’importantes possibilités pour la construction navale, il est avant tout destiné aux étudiants des Vingt-sept pays de l’Union européenne qui pourront naviguer, en équipage, et découvrir les côtes européennes mais aussi l’Amérique du Nord et du Sud, l’Afrique, l’Asie et l’Océanie…
La navigation, en équipage, à bord de grands voiliers, apportera aux futurs leaders de l’Europe, aux cadres de demain, des compétences qui ne s’acquièrent que par la confrontation effective aux autres - c'est-à-dire par une expérience pratique de la réalité des autres dans un contexte international.
Cet aspect éducatif permet de définir le projet Euroclippers comme un véritable « Erasmus maritime » dont le concept est développé dans la note Euroclippers, un « Erasmus maritime » disponible sur le site Euroclippers France (vidéos).
Cet aspect d’un « Erasmus maritime » a retenu l’attention de M. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne car il est applicable à tous les pays de l’Union européenne qui ont une façade maritime - c’est à dire la grande majorité.
Au moment où la crise économique va provoquer de très fortes tensions au sein de l’Union européenne en raison des risques d’effondrement financiers d’Etats européens (Espagne, Grèce, Irlande, Portugal, Royaume-Uni), le développement d’un très important programme maritime, un véritable « Erasmus maritime », permettra de ressouder les membres de l’Union autour d’une ambition commune et de redonner aux jeunes Européens une véritable confiance en l’avenir.
RENFORCER LE LIEN ARMÉE-NATION
Ce projet d’un « Erasmus maritime » ne peut être réalisé que par la Marine Nationale qui, seule, est capable de développer un projet de cette ampleur.
Afin d’obtenir les charges financières les plus faibles pour l’armement de ces grands voiliers il pourrait être nécessaire de créer un « Service Nationale Volontaire » qui permettrait à des jeunes Français d’effectuer une période de plusieurs mois dans la Marine Nationale.
Le budget d’un « Erasmus maritime » doit être, bien sûr, séparé du budget de la Marine.
Un « Erasmus maritime » serait extrêmement prestigieux pour la Marine Nationale et renforcerait le lien Armée-Nation qui est l’une des composantes essentielles de la stabilité et de la force d’un Etat.
La création d’un « Erasmus maritime », et de programmes associés, permettrait aussi de :
- Trouver un substitut à la pêche.
- Développer les échanges interrégionaux européens ainsi que le tourisme.
- Organiser des navigations thérapeutiques pour les adolescents et les jeunes adultes en crise existentielle (expérience du Père Michel Jaouen) et développer des programmes de prévention de la délinquance.
- Développer un projet novateur qui serait un modèle pour le reste de la planète.
Mais, par-dessus tout, l’intérêt du lancement d’un « Erasmus Maritime » réside dans le développement de l’idée de liberté et de solidarité chez les Européens, et en particulier chez les jeunes.
Car la crise économique qui continue à s’aggraver chaque jour ne pourra être résolue qu’en respectant, et en développant, les grands principes fondamentaux qui sont à la base de la démocratie, en particulier la liberté des individus et la solidarité d’un groupe face à l’épreuve - un ensemble de qualités qui peuvent s’apprendre à bord de grands voiliers.
J’espère, Monsieur le Premier Ministre, que ces propositions retiendront votre attention, ainsi que celle des membres du Gouvernement, et je vous prie de bien vouloir agréer l’expression de ma plus haute considération.
Je viens de recevoir un courrier du Premier Ministre qui m’informe que la proposition de construire, sur les chantiers navals Gamelin, un voilier du type « Lord Nelson » pour le Service de Santé des Armées, a retenu son attention.
Un examen de ce dossier a été diligenté, sur sa demande, auprès de Monsieur Hervé Morin, Ministre de la Défense, de Monsieur Luc Chatel, Secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et de la consommation, porte-parole du Gouvernement, en liaison avec Monsieur le Préfet de la Charente-Maritime.
Une très bonne nouvelle qui, si les études sont concluantes, permet d’espérer, d’ici un à deux mois, la commande d’un « Lord Nelson » aux chantiers Gamelin.
Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée à François Fillon, Premier Ministre, pour lui proposer une solution afin d’éviter la liquidation judicaire des chantiers Gamelin
« Lord Nelson »/ Voilier-école pour handicapés/ Longueur hors tout 51 mètres
Destinataire : Monsieur François Fillon, Premier Ministre
Objet : Redressement judicaire du chantier naval Gamelin
Monsieur le Premier Ministre,
Le chantier naval Gamelin (La Rochelle) vient d’être placé en redressement judiciaire et son avenir est fortement compromis compte tenu de l’aggravation de la crise économique.
La construction navale représente un secteur stratégique auquel l’Etat doit apporter son soutien.
Mis à part les engins de débarquement comme le L-CAT, il y a peu de possibilités de soutenir directement le chantier Gamelin et je me permets de vous présenter une solution supplémentaire offerte par le projet Euroclippers.
En effet, le chantier naval Gamelin construit des navires jusqu’à 50 mètres et il se trouve que l’un des voilier-écoles recommandés par Euroclippers, le « Lord Nelson », conçu pour embarquer des handicapés physiques en tant que stagiaires, et de 43 mètres de longueur au pont, représenterait une charge de travail importante pour cette entreprise dans le cas d’une commande.
Le designer de ce voilier-école est Colin Mudie, célèbre architecte naval écossais.
Le « Lord Nelson » a été lancé en 1986 pour être ensuite armé par le Jubilee Sailing Trust (Southampton). Il possède un sister-ship, le « Tarangini », voilier-école de la Marine indienne, lancé en 1998. Aussi les coûts de développement seraient faibles car ce type de navire a pu faire ses preuves en vingt ans de navigation au Royaume-Uni et en une décennie en Inde.
Le coût à la construction d’un voilier du type « Lord Nelson » est d’environ 17 millions d’euros (estimation 2003) et la construction de deux exemplaires permettrait une réduction de près de 15%, comme pour toute construction en série.
Une commande d’un ou plusieurs voiliers de ce type par l’Etat, c'est-à-dire la Marine Nationale, permettrait d’apporter un soutien particulièrement bienvenu aux chantiers Gamelin et garantirait l’emploi de ses 120 salariés et celui de ses sous-traitants. Ainsi, c’est près de 200 à 300 emplois qui seraient sauvés par une telle commande.
Pour la Marine Nationale, l’intérêt de l’armement d’un ou plusieurs navires de ce type réside dans la possibilité de développer une action efficace et valorisante en faveur des handicapés (paralysés, mal-voyants, mal-entendants) de la Défense.
En effet, nos soldats blessés en Opérations extérieures demandent un soutien sans faille de la part de la Défense Nationale et un tel navire permettrait de réaliser des navigations thérapeutiques (ex : Antilles) par le Service de Santé des Armées dans le cadre des soins à nos militaires handicapés ainsi qu’à ceux en État de Stress Post-traumatique.
Cette proposition de construire plusieurs « Lord Nelson » ne présente pas de difficultés particulières et elle pourrait être mise en application très rapidement par la Marine Nationale.
J’espère que cette proposition retiendra votre attention, ainsi que celle de Monsieur Hervé Morin, ministre de la Défense, et celle de Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’Industrie et de l’Emploi.
Je vous prie de bien vouloir agréer, monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma plus haute considération.
C’est avec satisfaction que j’ai reçu, suite au courrier adressé le 22 août dernier à Monsieur François Fillon, Premier Ministre, deux lettres qui m’informent de l’intérêt du Gouvernement pour le projet Euroclippers.
La première lettre a été envoyée le 8 septembre 2008 par le cabinet du Premier Ministre :
Ce courrier me signifie que « François Fillon a pris connaissance avec intérêt de votre projet, qui propose un concept novateur de développement de l’activité maritime et de valorisation de celle-ci ».
En effet, le projet Euroclippers n’a aucun équivalent sur la planète et le fait qu’il soit développé pour la première fois dans notre pays serait extrêmement positif pour notre activité maritime, mais aussi pour le prestige de la France…
De plus, j’ai reçu une lettre, en date du 2 septembre 2008, du Bureau des Cabinets du ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, et du ministère du Budget, des Comptes Publics et de la Fonction Publique :
Ce courrier est intéressant à deux titres.
Tout d’abord par le fait que le projet Euroclippers a retenu l’attention de Madame Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, et qu’il a été transmis à sa demande aux services concernés du ministère des Finances.
Ensuite parce qu’il a été aussi transmis au Secrétariat d’Etat chargé des Transports qui pourra évaluer les conséquences positives du projet Euroclippers sur la construction navale, l’activité portuaire, le développement de la flotte française, le développement de l’activité maritime dans les départements et collectivités territoriales d'Outre-Mer, ainsi que sur le développement de nouveaux liens culturels et économiques entre les ports français et les ports européens.
Le projet Euroclippers sera-t-il prochainement lancé par le Gouvernement ?...
En raison de la dégradation de la conjoncture internationale qui touche l’ensemble des pays développés, et en particulier les pays européens, vous avez réuni, le 18 août dernier, les ministres en charge de l’économie afin d’analyser les causes de cette dégradation et d’identifier les réponses qui devront y être apportées.
Cette crise est multifactorielle et il est nécessaire d’envisager au niveau européen des solutions classiques de relance de l’économie mais aussi des solutions originales qui explorent de nouvelles possibilités économiques et sociales.
L’objet de cette lettre est de vous proposer de lancer une étude sur le projet Euroclippers qui a pour but de développer la formation humaine des jeunes par la navigation, en équipage, à bord de grands voiliers.
Ce projet est extrêmement ambitieux puisque les investissements proposés sont annuellement, au niveau européen, de plusieurs milliards d’euros.
La construction en série de grands voiliers permettrait de soutenir la construction navale européenne, l’activité portuaire, le développement de l’idée européenne pour les jeunes Européens notamment par la création d’un « Erasmus maritime », le développement d’une police de proximité gratifiante pour les forces de l’ordre, ou encore le rapprochement des citoyens avec leur défense.
Vous trouverez, avec la présente, la note « Euroclippers et le Mouvement européen » qui développe l’intérêt de ce projet pour le développement de l’Union européenne.
L’ensemble du projet Euroclippers est disponible sur le site :
Je tiens à préciser que les bases du projet Euroclippers ont été développées par le laboratoire d’idées les « Clippers de France » que j’ai fondé en novembre 1993 et dont j’ai assuré la présidence durant trois années.
Cette association a regroupé l’élite du monde maritime civil et militaire, dont trente amiraux, et il me semble que ces travaux devraient être pris en considération par le Gouvernement et notamment par les responsables de l’Intelligence économique.
En espérant que ce courrier retiendra votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma plus haute considération.
Jean-Charles Duboc
Copies à:
Madame la Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales
Madame la Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi
L'histoire des clippers français, ces splendides trois-mâts au long cours, construits en bois entre 1845 et 1875, à l'apogée de la voile, concerne de nombreux ports. Cet ouvrage décrit minutieusement la construction, l'armement, les cargaisons, les voyages, les performances, la manœuvre, l'entretien, l'avitaillement, la vie des équipages à bord et à terre dans le grand port normand. Magnifiquement et abondamment illustré de plans, schémas, tableaux et photos, cet ouvrage est aujourd'hui une référence pour tous les amateurs de culture et d'histoire maritimes.: Clippers français : Une histoire des voiliers de commerce rapide
Architecture navale : Connaissance et pratique
Chantiers navals
Chantiers navals STX France Cruise SA (St-Nazaire) STX France Cruise SA fait partie de la société STX Europe ASA dont le siège est basé à Oslo, Norvège. STX France Cruise est composée des chantiers navales de Saint-Nazaire et Lorient ainsi que 3 filiales : STX France Cabins SA et STX France Solutions SA et STX France LNG Technology SA. Le Groupe STX Europe est le plus important constructeur naval en Europe et l’un des 5 plus grands constructeurs mondiaux des navires de demain, innovants et répondant aux attentes de clients toujours plus exigeants.
L'histoire illustrée de la Marine nationale française
L'histoire illustrée de la Marine nationale
Un fort volume de 888 pages, 23 cm x 27 cm, plus de 2 100 illustrations noir et blanc, papier SM 115 gr, cousu fil dos rond, tranchefiles et ruban signet ; relié, couverture carton contrecolée simili-toile, fer-à-chaud sur dos et premier plat, dans coffret carton quadri. Il fallut plus de quatre siècles, entre les premières passes d'armes navales de Philippe Auguste et l'ébauche d'une marine royale par Richelieu, pour que les princes français prennent conscience de leurs frontières maritimes…: L'histoire illustrée de la Marine nationale française
Cet ouvrage s'attache à décrire la vie quotidienne des marins et les traditions qui en font le sel. Forte d'une centaine de navires, du porte-avions aux sous-marins stratégiques, la Marine nationale comprend des unités aussi variées que les chasseurs de mines, les bâtiments de transport de troupes, ou les patrouilleurs de service public. Les fusiliers commandos déploient leur savoir-faire dans la protection des sites sensibles, l'intervention en mer, mais aussi dans des opérations terrestres…:
Les grandes mutations de la Marine marchande française (1945-1995). Tome 1
Les grandes mutations de la Marine marchande
Après avoir été détruite aux deux tiers de son tonnage pendant la seconde guerre mondiale, la Marine marchande française s'est reconstituée en moins de cinq ans. Elle a dû faire face, d'une part à la disparition de ses paquebots de ligne avec l'arrivée sur l'Atlantique nord des premiers avions long-courriers à réaction, d'autre part à la perte de substance du trafic des marchandises sur ses lignes traditionnelles, avec la décolonisation.:
Les grandes mutations de la Marine marchande française (1945-1995). Tome 2
Les grandes mutations de la Mar mar Tome 2
Jusqu'à la fin des années 1970, la flotte française a relevé le défi, multipliant son tonnage par trois et passant en 1975 du 10e au 9e rang mondial. Cependant, après 1980, aux effets de la deuxième crise pétrolière s'ajoutent d'autres facteurs négatifs dont l'absence d'une politique maritime stable. La Marine marchande française connaît alors une récession suivie d'une stabilisation dans les années quatre-vingt-dix.:
Porte-conteneurs
Porte-conteneurs.
Les cargos, aux cales non standardisées, sont remplacés par des navires porte-boîtes, de taille impressionnante. La conteneurisation des transports maritimes, débutée durant les années 1970, est une véritable révolution, un prélude à ce qu'on appellera plus tard la mondialisation. Elle emporte rapidement avec elle toute une tradition, transforme des métiers, en supprime d'autres, bouleverse l'architecture navale et les plans des ports, qui doivent s'équiper à grands frais pour recevoir les nouveaux porte-conteneurs…:
Ils travaillent dans le froid de l'hiver, avec ses embruns glacés portés par le vent. Sur le pont de jour comme de nuit, ils dorment quand la Pêche le veut bien et, si le poisson est là, ils seront là aussi samedi et dimanche. Toujours avec les dangers de la fatigue, des manœuvres et de la mer. Quant au salaire ? Rien n'est sûr. Selon un principe fondateur de la profession, le pêcheur est rémunéré à la part, en fonction du volume pêché…:
Le dernier voyage du Victor Pleven
Le dernier voyage du Victor Pleven.
La plume alerte d’Alain Guellaff, ses dons d'observation, la sympathie qu'il partage avec les marins, lui permettent de peindre à merveille la vie à bord du chalutier, avec ses épisodes cocasses ou émouvants. Mais le jour où il met le sac à bord, il ne se doute pas qu'il sera le témoin d'une campagne exceptionnelle, historique. Une page d'histoire vieille de cinq cents ans, celle de la Grande Pêche à Terre-Neuve va se tourner définitivement…:
Cap-Horniers français Tome 1
Mémoire de marins des voiliers de l'armement Bordes
Cap-Horniers français - Tome 1.
Afin de raconter l'extraordinaire aventure humaine, maritime et commerciale des équipages de ces grands voiliers doublant le cap Horn pour ramener le précieux nitrate, et reconstituer l'histoire de la compagnie Bordes, Le Chasse-Marée et deux équipes de chercheurs chevronnés se sont attelés à la tâche pendant dix ans. La matière réunie s'est révélée si riche que sa publication nécessitera pas moins de trois gros volumes.:
Grâce à la précieuse collaboration des descendants de la famille Bordes, qui ont mis à disposition leurs archives inédites, une impressionnante documentation originale a été réunie : livres de comptes, correspondances entre l'armateur et ses capitaines, dossiers techniques sur les navires, rapports de mer, nombreuses photos inédites, portraits de navires... Ces documents exceptionnels ont renouvelé profondément les connaissances sur l'histoire de ce grand armement de voiliers long-courriers. La " Maison " Bordes, fondée en 1868, possédait à la veille de la Première Guerre mondiale 17 trois-mâts et pas moins de 28 quatre-mâts !:
C'est aux femmes de capitaines à bord des voiliers long-courriers, au tournant du XXe siècle qu'Etienne Bernet s'intéresse surtout, après un rappel historique de l'histoire des femmes autorisées à embarquer à moins qu’elles ne soient clandestines. L'auteur a pu identifier quarante-cinq épouses dont les histoires sont souvent dramatiques, sinon tragiques. Ces femmes de capitaines font preuve d'un courage qui en certaines circonstances a tenu de l'héroïsme…:
Carnets du Cap Horn
Carnets du Cap Horn.
Capitaine à vingt-cinq ans de l'un des plus beaux quatre-mâts français, le Brestois Pierre Stéphan, dont le petit-fils, Roland Paringaux, nous présente les Carnets, fera onze voyages autour du monde, les trois premiers avec sa jeune épouse, Marie-Jo, dont on lira également ici le journal de bord. Leurs témoignages, rares et pleins de vie, nous rappellent cette épopée un peu oubliée, qui prendra fin avec la Première Guerre mondiale.:
Long-courriers, cap-horniers, caboteurs, voiliers de pêche, navires-écoles ou yachts classiques: ce magnifique ouvrage vous invite, autour de documents historiques et de plus de deux cents photographies, à découvrir les navires de légende... Belem, Cutty Sark, Pen-Duick, Shamrock, America, Boussole... autant de noms qui font rêver les amateurs de voile comme les néophytes. Ces voiliers mythiques, imaginés par l'homme pour voguer sur les mers du monde, fascinent tous ceux que fait vibrer l'appel du large...:
Dans la lignée des grands ouvrages de fonds du Chasse-Marée, voici la première histoire complète du balisage et de l'éclairage des côtes de France. Dix ans de recherches dans les archives et de collectage auprès des ingénieurs, des gardiens et des marins des Ponts et Chaussées ont permis d'établir la première synthèse exhaustive de l'évolution des phares et balises, depuis les origines jusqu'à l'an 2000. Voici, siècle après siècle, racontée simplement mais dans le détail, l'histoire extraordinaire de notre signalisation maritime, depuis les premières tours à feu où l'on brûlait du bois jusqu'aux phares automatiques actuels…:
Grand voilier pour les handicapés
Longueur hors tout : 51,70 m.
Longueur au pont : 43 m.
Largeur : 8,5 m.
Tirant d'eau : 4,1 m.
Déplacement : 420 t.
Voilure : 1035 m2.
Moteur : 2 fois 260 CV.
Voilier-école de la Marine allemande.
Longueur hors tout : 89,30 m
Longueur au pont : 81,20 m
Largeur : 12 m
Tirant d’eau : 5,25 m
Hauteur du grand mât : 45,30 m
Surface de voilure : 2037 m2
Nombre de voiles : 23
Ddéplacement : 1760 t
Port d’attache : Kiel.
Voilier-école de la Marine brésilienne.
Longueur hors tout : 76 m
Longueur au pont : 60,50 m
Largeur max. : 10,50 m
Tirant d'eau : 4,8 m
Tirant d'air max : 46,50 m
Surface de voile : 2195 m2
Vitesse au moteur : 11 kt
Vitesse sous voile max : 17,5 kt
Déplacement : 1038 tonnes
Moteur principal: 1000 CV
Propulseur étrave : 420 CV
Jean-José Ségéric a écrit le livre qu'il aurait voulu lire lorsqu'il est entré dans la Marine marchande : un ouvrage menant de front l'histoire didactique des méthodes de positionnement du marin par les astres (histoire incluant celle de l'astronomie, et celle des sciences associées, mathématiques, optique, horlogerie), et la mise en perspective historique de ce volet technique. Autrement dit, l'histoire du point astronomique dans l'Histoire. C'est en effet l'Histoire qui révèle l'ampleur des enjeux du point astronomique - enjeux de la sécurité nautique, mais aussi commerciaux, géopolitiques et de civilisation - et l'on comprend mieux ainsi l'obstination que manifestèrent la France et la Grande-Bretagne des XVIIe et XVIIIe siècles à favoriser la recherche de solutions au problème de la longitude. Alors que les traités de navigation existant ne présentent que le point de 1875 par droites de hauteur et n'évoquent que les trois ou quatre mêmes noms passés à la postérité - Mercator, Kepler, Summer et Marcq Saint-Hilaire - le lecteur de ce livre découvrira la passionnante traque des solutions praticables par les marins, depuis les latitudes par la polaire des Portugais :
Ocean's Songs.
Ocean's Songs
Olivier de Kersauson est l'un des navigateurs français les plus connus au monde. Après dix années aux côtés d'Eric Tabarly, il est devenu le plus grand chasseur de records océaniques. Partant du principe que l'homme libre part pour apprendre et revient pour rendre compte, Olivier de Kersauson a décidé de raconter sa géographie maritime. Il fait le portrait de ses mers comme il pourrait dresser le portrait d'une femme. Il nous révèle, surtout, son destin singulier de skipper d'exception. : Ocean's Songs
Marin Marie, peinture et navigation
Vent dessus, vent dedans (Marin Marie)
Roger Chapelet
Roger Chapelet.
De tous les peintres de marine, Roger Chapelet est celui qui a le plus navigué, à bord clés navires les plus différents et sur tous les océans. Entre son premier embarquement en 1926 sur un antique vapeur et sa dernière grande navigation qui fut une traversée de l'océan Pacifique à bord d'un grand voilier école en 1978, il a péché la morue entre Terre-Neuve et le Groenland, participé aux convois et aux patrouilles anti sous-marins pendant la Seconde Guerre mondiale, navigué sur les paquebots prestigieux et les cargos modernes de l'après-guerre. A chaque fois, il rapportait une moisson de dessins et de gouaches, autant de travaux préparatoires à de grandes huiles qu'il brossait ensuite en atelier, à des affiches destinées à la publicité des armateurs, à des illustrations de livres ou de reportages voire de timbres. Cette oeuvre immense se trouve pour la première fois réunie dans un livre.:
Le Vin et la Mer
Le Vin et la Mer : A l'usage des épicuriens...
Au commencement était la mer. Quelles sont les régions viticoles de France où la mer n'a pas été présente ? Aucune, bien sûr ! Au premier rang des grands terroirs, Bordeaux, la Champagne, la Bourgogne, mais également le Val de Loire, le Languedoc, la Provence et bien d'autres encore. Le lien entre la mer et le vin se tisse dans le temps. Tous les gens de mer y ont leur place, ceux de la marine nationale, de la marine marchande, des marins pêcheurs, des plaisanciers...:
Capitaine Tempête
Capitaine Tempête.
Jean Bulot est l'une des grandes figures de la mer en France. Après avoir été officier de Marine marchande et voyagé au long cours, il a pris le commandement des remorqueurs de haute mer Abeille Languedoc et Abeille Flandre. Né en 1939 sur l'île d'Arz, l'île des Capitaines, dans le Morbihan, fils d'un commandant, il a vécu pour la mer et sur la mer. Ses Mémoires très attendus retracent à la fois son enfance bretonne, ses débuts comme pilotin, lieutenant le long des côtes d'Afrique et d'Amérique puis son engagement dans le remorquage de haute mer, ce métier si particulier exigeant de grandes capacités manœuvrières et un dévouement humain extrême. Scandalisé par le drame de l'Amoco-Cadiz, Jean Bulot participera au sauvetage de plusieurs pétroliers et contribuera à la sauvegarde du littoral français. Ami d'Olivier de Kersauson, auquel il porta secours, Jean Bulot est un merveilleux conteur du monde maritime. Bretagne, haute mer et sauvetage sont les trois sillons de ces Mémoires, écrits avec le sens de l'anecdote, du trait et de l'humour. Jean Bulot vit sur l'île d'Arz dans le golfe du Morbihan. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, publiés notamment au Chasse-Marée.:
Le Livre des tempêtes : A bord de l'Abeille
Le Livre des tempêtes : A bord de l'Abeille.
L'abeille Flandre et son homologue l'abeille Languedoc sont deux remorqueurs d'assistance et de sauvetage affrétés par l'état français, l'un à Brest pour défendre Ouessant et son célèbre "Rail" - l'autoroute maritime la plus passante et la plus dangereuse du monde -, l'autre à Cherbourg où les courants et les brumes ne sont pas moins exceptionnels. Durant deux hivers, Jean Gaumy, photographe membre de l'agence Magnum, et Hervé Hamon, écrivain (familier du bord, auteur de L'abeille d'Ouessant), ont partagé la plupart des opérations marquantes de la Flandre, notamment le remorquage, afin qu'elle ne s'écrase pas sur la côte, de la poupe du pétrolier Erika. En images et en mots, ils évoquent la zone des tempêtes qu'est la mer d'Iroise, le travail méticuleux des sauveteurs, les heures de veille patiente et les minutes d'adrénaline déchaînée. Leur livre est le livre du courage et de la peur. Le témoin, aussi, d'une culture maritime généreuse et vigilante. :